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M. Michel MUSTERMANN Monsieur Mustermann, Une possibilité nous a été offerte par le Conseil Européen, dans ses recommandations au sujet d'une proposition de directive concernant le traitement des données à caractère personnel et la protection de la vie privée dans le domaine des communications électroniques. Les propositions du Conseil visent à bannir, sur tout le territoire de l'Union Européenne, la pratique de l'envoi massif de messages électroniques à caractère commercial (le «spamming») à une population n'en ayant jamais fait la demande mais néanmoins supposée en supporter le coût de la reception. La définition retenue par le Conseil Européen pour le «courrier électronique» est suffisament large pour y inclure les SMS et autres systèmes semblables basés sur la téléphonie mobile. Le Parlement Européen a dans le passé émis le souhait de promouvoir le concept inapplicable de "choix national" concernant le Courrier Électronique Commercial Non Sollicité, tout en tentant de bannir définitivement ces mêmes pratiques lorsqu'elles transiteraient par le SMS. Il est à craindre que des extensions et développements ultérieurs de ces systèmes de messagerie utilisant la téléphonie mobile ne soient pas forcément couverts par les propositions du Parlement, en raison d'une formulation trop spécificique de ces dernières. De la même manière, d'autres amendements émanant du Parlement concernant la messagerie électronique sont trop dépendants de la technologie utilisée. Dans tous les cas, la position du Parlement ne prête pas attention au jugement de la Commission sur les conséquences négatives qu'aurait sur le marché intérieur la coexistence de régimes nationaux divergents quant à l'utilisation de la messagerie électronique dans le domaine de la publicité. Le Conseil propose:
Il serait significatif que la Commission Européene -qui doit veiller à la mise en place de la directive- et que les différents Ministères des Télécommunications des Etats membres représentés au Conseil -qui doivent mettre en application cette directive et imposer les aménagements requis au niveau de leur législation nationale- , agissent ensemble pour une interdiction au sein de l'Union Européenne des courriers électroniques non sollicités. EuroCAUCE invite tous les membres du Parlement Européen à suivre les recommandations du Conseil. Pour plus ample information et clarification, merci de nous contacter. | ||||||
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Coalition européenne contre le courrier électronique commercial non sollicité Mme Nicole MUSTERMANN «OPT-IN» - POURQUOI L'UNION EUROPÉENNE DOIT-ELLE ARRÊTER LE «SPAM»
Le Parlement européen s'est-il
demandé si la directive concernant les droits d'auteur mettrait
un terme au piratage ? Bien sûr que non - il y avait des
intérêts légitimes à protéger, et le
Parlement européen a opté pour une approche pragmatique et
efficace. Le Parlement a également soutenu la directive de 1985
sur la protection des données, qui est dans le monde l' exemple
principal en matière de protection complète de la vie
privée du consommateur. Combien de lois seraient votées
s'il fallait avoir une garantie totale de succès ?
Le Groupe de protection des
personnes à l'égard du traitement des données
à caractère personnel a demandé à plusieurs
reprises que l' «opt-in» soit retenu, en raison de la difficulté
d'imposer la législation de protection de données sous le
régime de l' «opt-out». Le «spamming» suit déjà une
croissance rapide en Europe et l' «opt-in» sera en mesure de dissuader
les sociétés européennes qui pensent
malencontreusement qu'elles pourront promouvoir leur marque par le biais
du courrier eléctronique non sollicité. Toutes les
études fiables montrent que les campagnes de spamming nuisent
à l'image des sociétés plus qu'elles ne l'es aident
- voyez par exemple le rapport d'eMarketer d'hier à l'adresse
suivante :
http://www.emarketer.com/estatnews/estats/email_marketing/20010921_imt.html
Avec l' «opt-out», un consommateur
reçoit un courrier eléctronique non sollicité et ne
peut pas dire si c'est une offre véritable provenant d'un
commerce légitime, ou l’offre frauduleuse d'un «spammer». L'offre
peut être si intéressante que certains peuvent même
être tentés d’y répondre (et perdre leur argent).
Cependant, en cas d’ «opt-in», la situation est beaucoup plus claire :
les consommateurs peuvent facilement identifier qui sont les
societés légitimes, rendant ainsi peu probable le fait
d’être trompé par un «spammer».
Toute la recherche disponible
indique que les sociétés sont mieux avisées d’
utiliser l' «opt-in». Cependant, sous l' «opt-out» il y a une tentation
d'envoyer pour pas cher des courriers eléctroniques en masse aux
consommateurs - personne ne saura si vous battez en brèche les
règles de protection de données parce que, si l' «opt-out»
est cadre juridique, il est presque impossible à contrôler.
L' «opt-in» aidera les milieux d’affaires européens à
s’aider eux-mêmes dans la production d’une publicité
effective mais conviviale auprès des consommateurs.
«Balayer devant sa propre porte» ne rendra pas les «autoroutes de l’information» propres, mais cela donnera le son. Toute organisation qui ne respecte pas la vie privée d'un citoyen européen prouve très vite le peu de confiance qu’on lui accorde. Une société n’inspirant pas la confiance n’attirera pas les affaires. Enfin, peu seront enclins à contribuer, par du temps ou l’argent, à cause d’une organisation non commerciale, si son mode de contact avec ses supporters potentiels est d’abuser leur adresse e-mail. Pour plus ample information et clarification, merci de nous contacter. | ||||||
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Coalition européenne contre le courrier électronique commercial non sollicité M. Michel MUSTERMANN L'interdiction du courrier électronique non sollicité est-elle équitable vis-à-vis des firmes européennes ? Toutes les études tendent à montrer que la publicité avec autorisation préalable est le medium du futur, tandis que le courrier électronique non sollicité est de plus en plus vu comme étant tout-à-fait inefficace voire même nuisible pour sociétés qui y ont recours. Une interdiction du courrier électronique non sollicité aidera les sociétés européennes à s'adapter à cette réalité plus rapidement que les entreprises des pays dont les législations sont moins en faveur du consommateur et où le spamming est permis. L'interdiction du courrier électronique non sollicité est-elle équitable vis-à-vis des associations caritatives ? L'association caritative britannique WaterAid (www.givewater.org) a touché 2 millions de consommateurs sans envoyer le moindre courrier non sollicité. Ils ont simplement conclu un contrat avec une companie des Eaux, qui a accepté de reverser une certaine somme pour chaque visite sur leur site Internet. Vous aussi devriez aller sur le site www.givewater.org : quatre millions de nouveaux visiteurs signifient 50000 livres anglaises supplémentaires pour l'association. Promue par le simple «bouche à bouche», cette bonne cause a été largement récompensée pour avoir respecté le consommateur et ne pas lui avoir envoyé de spamming. Pour avoir le droit d'envoyer des courriers électroniques, une société devra respecter les législations nationales de protection des données. Elle courra alors le risque de contrevenir à la loi en envoyant des messages dans n'importe lequel des cinq pays de l'Union Européenne où il est actuellement interdit d'envoyer des messages non sollicités et risquera de porter atteinte à sa réputation en étant accusée de pratiquer le «spamming». L' «opt-in» est-il équitable vis-à-vis des «homosexuels et des élément subversifs» (ainsi qu'un membre du Parlement Européen s'en est inquiété) ? Depuis la directive de 1995 sur la protection des données, les entreprises ne peuvent détenir de donnée concernant les choix sexuels des consommateurs sans le consentement d'eux. Aussi, même sous le régime de l' «opt-out», une personne homosexuelle ne pourra légalement recevoir de courrier électronique spécifiquement destiné à la communauté gay sous condition d'avoir indiqué à l'envoyeur qu'elle est gay. Personne n'a jamais laissé supposer que les dispositions de la directive de 1995 pour protéger les données regardant la sexualité n'aient jamais eu l'effet contraire. Article 8 Considérant l'idée selon laquelle l' «opt-in» révélera de manière évidente qui s'est inscrit à des listes de diffusion relevant d'organisations subversives, quand bien même cette menace serait réelle, ce seraient ses listes de diffusion elles-mêmes qui seraient l'objet de surveillance policière et non les ordinateurs de chaque homme, femme ou enfant qui pourrait avoir adhéré à une telle organisation subversive. Ce débat «opt-in/opt-out» est ici hors de propos. Pour plus ample information et clarification, merci de nous contacter. | ||||||
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Coalition européenne contre le courrier électronique commercial non sollicité Mme Nicole MUSTERMANN Quelles sont les possibilités, pour les PME, d'établir un premier contact avec les consommateurs potentiels ? L'Internet est un formidable moyen de communication qui offre d'infinies possibilities de toucher les consommateurs sans s'immiscer dans leur vie privée et sans leur faise supporter le coût de courriers non sollicités- la preuve en étant le très peu de nombre de sociétés ayant recours au courrier non sollicité. Par exemple : Marketing viral - certaines entreprises concoivent des produits que les cybernautes sont invités à envoyer à leurs amis, lesquels les envoient à leur tour à leurs amis... Ainsi Hallmark Cards propose un service gratuit de cartes électroniques, Yahoo! offre un logiciel de listes de diffusion, Coca-Cola sponsorise les sites de jeux en ligne qui font de la promotion de ses produits, et ainsi de suite ... Les bandeaux publicitaires dans les listes de diffusion reçues par abonnement - Parmi les inombrables listes de diffusion traitant de tous les sujets imaginables, le Secrétariat de la Commission de l'industrie, du commerce extérieur, de la recherche et de l'énergie s'occupe d'une liste de diffusion («Actualités Société de l'Information») hébergée gratuitement en échange de publicité par courrier électronique. De telles listes permettent aux entreprises d'envoyer des courriers électroniques à des consommateurs ciblés avec précision. De plus, et contrairement aux courriers non sollicités, ceux-ci seront ouverts et lus, parfois même plusieurs fois. Les bandeaux publicitaires et le parrainage des sites - Une publicité imaginative sur des sites Internet appropriés est moins intrusive et plus visible pour les consommateurs que le courrier non sollicité. Est-il raisonnable d'autoriser le courrier électronique non sollicité alors qu'on interdit les systèmes d'appels téléphoniques, de fax et de SMS automatiques ? Le SMS sera complètement dépassé avant que la Directive ne soit mise en oeuvre. Le SMS est déjà en train d'être remplacé par l'EMS. En outre, l'avènement de technologies telles que l'ENUM signifie que toutes les plateformes de communications seront à-même d'échanger des données les unes avec les autres, rendant ainsi la législation qui s'y rapporte complètement inapplicable. Certains diront qu'il suffirait de permettre aux utilisateurs de supprimer des messages sans avoir à les télécharger. Mais en fait, peu d'utilisateurs se servent ainsi leur messagerie électronique. Et quand bien même le feraient-ils, cela leur prendrait du temps et coûterait autant en terme de ressources mobilisées au niveau du fournisseur d'accès Internet. Enfin, consulter sa boîte aux lettres et supprimer les messages indésirables reste coûteux pour le consommateur, même s'il peut éviter d'avoir à les télécharger. D'autant plus que le Parlement s'attend avec raison à ce que cette masse de courrier non sollicité soit importante. Pour plus ample information et clarification, merci de nous contacter. | ||||||
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M. Michel MUSTERMANN Comment éviter d'être la cible du spamming sous l' «opt-out» ?
Si vous vous désabonnez, vous confirmez de ce fait la validité de votre adresse électronique. Même si celui qui vous a envoyé le message d'origine ne vous envoie plus de «spam», il est fort probable qu'il revend votre adresse à un autre «spammer», ce qui aura pour effet d'augmenter le nombre de «spams» que vous recevrez, au lieu de le diminuer !
Ne donnez jamais votre adresse électronique en-ligne. Sous le régime de l' «opt-out», il n'y a aucun moyen de savoir comment on s'est procuré votre adresse électronique, vous ne saurez donc jamais à qui vous pourrez confier votre adresse électronique et il n'y aura jamais la moindre transparence en cas d'utilisation abusive de vos données personnelles.
Les «spammers» récupèrent des adresses électroniques à la fois grâce aux liens présents sur les sites Internet et depuis les bases de données de noms de domaine. Même si vous prenez la précaution de ne pas faire figurer votre adresse électronique sur votre site Internet, le simple fait d'avoir un nom de domaine (www.votrenom.com) suffira.
Pour télécharger des fichiers volumineux depuis Internet, on utilise un protocole nommé FTP («File Transfer Protocol», protocole de transfert de fichiers). Si votre programme FTP connaît certains détails personnels vous concernant, ceux-ci pourront être utilisés par les «spammers» afin de récupérer votre adresse électronique.
Les «chat-rooms» sont largement utilisés afin de collecter des adresses électroniques, la plupart des programmes vous demandant d'inclure vos nom d'utilisateur et mot de passe dans vos paramètres -prêts à être récoltés par les «spammers»-. Les forums de discussion intègrent généralement automatiquement votre adresse électronique à vos messages -une occasion idéale offerte aux «spammers» de récupérer votre adresse électronique et de vous envoyer du «spamming». Peut-être est-il préférable de ne pas utiliser du tout Internet sous le régime de l' «opt-out» !
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Mme Nicole MUSTERMANN <>
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